Samedi 21 juin 2008
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11:17
... La Consolante d'Anna Gavalda.
"Et toujours, toujours l'empreinte, le sceau d'Anouk Le Men sur ce petit affairement qui lui tiendrait lieu de carrière, et d'existence...
(...)
- Charles... Toi qui dessines si bien... Tu sais, tu devrais devenir architecte quand tu seras grand... Et te débrouiller pour les empêcher de faire ça..."
Et là, j'ai plus de point négatifs que positifs qui me viennent à l'esprit... Même si l'histoire m'a bien plu.
Avec ce quatrième opus d'Anna Gavalda -que j'attendais avec impatience- je comprends enfin pourquoi certains rabat-joie du genre de mon père s'entêtent à dire que l'histoire racontée dans un livre ou dans un film, ne fait pas tout.
Ici, l'histoire est sympa, elle reprend tout ce qui plait d'habitude aux filles de mon genre: une histoire d'amour (ou deux, ou trois, ou quatre...), du mystère (le lecteur est dans le flou le plus total jusqu'au milieu du livre), des souvenirs à ne plus savoir qu'en faire (à tel point qu'il est parfois difficile de s'y retrouver) et une petite dose d'humour (apportée le plus souvent par les -nombreux- enfants de ce livre).
Seulement voila, les points noirs de ce roman étaient pour moi noir foncés.
Chez Anna Gavalda nous étions habitués à une écriture tellement fluide que l'on ne se rendait même pas compte que l'on tournait les pages à 100 km/h. Ici c'est l'inverse, avancer est assez laborieux, l'auteur met un point d'honneur à enlever sauvagement -et casi systématiquement- tous les pronoms personnels ce qui nous donne l'impression de lire un genre de télégramme assez difficile à supporter sur plus de 600 pages.
Et puis Charles, notre héros, est paumé pendant les trois quarts du livre, le lecteur se retrouve donc être témoin de ses réflexions et remises en questions mais attention, il [le lecteur] n'est en aucun cas complice: ce qui hante Charles n'est expliqué qu'au compte goutte.
Ensuite, on apprend que notre paumé a la cinquantaine, alors pour moi qui n'ai que la vingtaine, tout ça est un peu dur à appréhender. En fait, les personnages ne collent pas avec leur âge: on dirait tous des ados attardés. J'ai bien conscience que cette dernière critique ne s'applique qu'à ma génération (ou peut-être qu'à moi) mais à cause de ça je trouve les personnages beaucoup moins attachants que dans les oeuvres précédentes d'A. G.
Bref, l'ambiance est assez étrange dans ce troisième roman... Je suis assez déçue.
Mais je conseille tout de même La consolante (qui est un très beau titre pour cette histoire là) d'abord parce qu'on apprend à différencier le fond et la forme (qui étaient jusque là des notions un peu abstraites pour moi) et ensuite parce que vous ne passerez quand même pas un si mauvais moment que ça.
Je concluerai alors cet article avec deux mots: Merci Kate.
"Et toujours, toujours l'empreinte, le sceau d'Anouk Le Men sur ce petit affairement qui lui tiendrait lieu de carrière, et d'existence...
(...)
- Charles... Toi qui dessines si bien... Tu sais, tu devrais devenir architecte quand tu seras grand... Et te débrouiller pour les empêcher de faire ça..."
Extrait du livre assez significatif de l'oeuvre, page 139
Et là, j'ai plus de point négatifs que positifs qui me viennent à l'esprit... Même si l'histoire m'a bien plu.
Avec ce quatrième opus d'Anna Gavalda -que j'attendais avec impatience- je comprends enfin pourquoi certains rabat-joie du genre de mon père s'entêtent à dire que l'histoire racontée dans un livre ou dans un film, ne fait pas tout.
Ici, l'histoire est sympa, elle reprend tout ce qui plait d'habitude aux filles de mon genre: une histoire d'amour (ou deux, ou trois, ou quatre...), du mystère (le lecteur est dans le flou le plus total jusqu'au milieu du livre), des souvenirs à ne plus savoir qu'en faire (à tel point qu'il est parfois difficile de s'y retrouver) et une petite dose d'humour (apportée le plus souvent par les -nombreux- enfants de ce livre).
Seulement voila, les points noirs de ce roman étaient pour moi noir foncés.
Chez Anna Gavalda nous étions habitués à une écriture tellement fluide que l'on ne se rendait même pas compte que l'on tournait les pages à 100 km/h. Ici c'est l'inverse, avancer est assez laborieux, l'auteur met un point d'honneur à enlever sauvagement -et casi systématiquement- tous les pronoms personnels ce qui nous donne l'impression de lire un genre de télégramme assez difficile à supporter sur plus de 600 pages.
Et puis Charles, notre héros, est paumé pendant les trois quarts du livre, le lecteur se retrouve donc être témoin de ses réflexions et remises en questions mais attention, il [le lecteur] n'est en aucun cas complice: ce qui hante Charles n'est expliqué qu'au compte goutte.
Ensuite, on apprend que notre paumé a la cinquantaine, alors pour moi qui n'ai que la vingtaine, tout ça est un peu dur à appréhender. En fait, les personnages ne collent pas avec leur âge: on dirait tous des ados attardés. J'ai bien conscience que cette dernière critique ne s'applique qu'à ma génération (ou peut-être qu'à moi) mais à cause de ça je trouve les personnages beaucoup moins attachants que dans les oeuvres précédentes d'A. G.
Bref, l'ambiance est assez étrange dans ce troisième roman... Je suis assez déçue.
Mais je conseille tout de même La consolante (qui est un très beau titre pour cette histoire là) d'abord parce qu'on apprend à différencier le fond et la forme (qui étaient jusque là des notions un peu abstraites pour moi) et ensuite parce que vous ne passerez quand même pas un si mauvais moment que ça.
Je concluerai alors cet article avec deux mots: Merci Kate.
Par Mademoiselle X
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Publié dans : J'ai vu... J'ai lu
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Communauté : la vie quotidienne des blondes
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